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|  | LE JOURNAL DE SAONE ET LOIRE Golmus à l'ECLA
Les feux de détresse ont été aussi des feux de joie
Salle archi-comble à l'ECLA pour les deux représentations de « Feux de détresse », le nouveau spectacle de Golmus. Jeunes et moins jeunes s'étaient donné rendez-vous pour une soirée burlesque avec près de deux heures de rire à la clé.
Cette nouvelle pièce se distingue par son côté spécialement désopilant, même si son intitulé peut amener le public à penser le contraire. Et pourtant, le titre ne ment pas : quand on y regarde de plus près, tous les personnages sont dans une situation de détresse, ou en tous cas très proche de celle-ci.
Paradoxalement, on n'a pas arrêté de faire travailler nos zygomatiques du début à la fin du spectacle. Ceci bien sûr, sans se moquer méchamment des personnages. Au contraire, on éprouve pour eux une grande sympathie et c'est bien là le caractère original de cette production. Ce n'est en effet pas la première fois que Golmus nous plonge dans cette atmosphère à la fois comique et émouvante.
Le fil conducteur de la pièce, c'est le monde d'aujourd'hui, on peut même dire la France d'aujourd'hui. Avec toutes les questions qui se posent, qui hantent l'actualité, en particulier celle du travail. Entre le jeune Oscar Belavenir, pour qui le projet professionnel est l'axe de toute une vie, l'artisan M. Delouvrier, qui rêve de Tahiti car il en a marre de travailler 80 heures par semaine, Kochna, le travailleur immigré venu trouver du boulot en France et Magalie Frélin à qui on propose 4 temps partiels pour un total de 28 h 30… Où est la vérité en matière d'emploi ?
Et pourtant, on ne se prend jamais la tête dans « Feux de détresse ». Le spectacle est physique, corporel, charnel même… Les scènes se succèdent à un rythme d'enfer, les personnages s'agitent, dansent, se battent, s'embrassent avec le même bonheur.
La réussite de ce spectacle tient enfin à la performance des comédiens qui forment une équipe homogène, cohérente, dynamique et créative. Ils sont dix à se donner à fond sur scène, après avoir énormément travaillé et répété et ils méritent bien l'hommage qui leur a été rendu lors de ces deux séances (le programme donne un aperçu de tout le travail accompli).
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|  | LE JOURNAL DE SAONE ET LOIRE - MACON Scènes automnales
Belle conclusion avec Golmus
Les secondes Scènes automnales se sont achevées dimanche à la MJC de Flacé et les organisateurs, la maison bien sûr et les troupes du Pendart et de la Cardamone sont ravies. Les prévisions de fréquentation ont été dépassées et surtout les cinq spectacles ont témoigné d'une belle vitalité du théâtre amateur en Mâconnais et au delà. Il y aurait bien place pour un lieu permanent proposant des pièces tout au long de l'année.
On a donc conclu sur un succès et même samedi malgré la fête de la lumière les spectateurs étaient au rendez-vous autour de la compagnie Golmus de Montceau qui a donné une création " Feux de détresse " avec des dialogues et une mise en scène de Pierre Moreau et des costumes de Musatextilis. La pièce est une réflexion sur le monde d'aujourd'hui avec ses difficultés et ses petits bonheurs. L'ensemble est un peu caricatural mais pas tant que cela car il suffit d'observer les autres et de nous observer pour constater que les réactions face au quotidien n'ont pas toujours un côté très rationnel.
Heureusement d'ailleurs qu'un grain de folie se glisse parfois dans la vie de tous les jours ! En découvrant la chômeuse en quête de travail, la femme isolée en recherche de l'âme sœur, le fils d'immigré qui a la volonté de s'en sortir, la lycéenne " gothique " on sent bien que ces gens-là existent et au travers de leur détresse traduite par des réactions parfois excessives ils montrent que l'espoir peut exister. Bravo à ces acteurs du quotidien.
M.B.
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|  | LE JOURNAL DE SAONE ET LOIRE - GUEUGNON samedi 31 janvier 2009 - Gueugnon
Golmus allume «Les feux de Détresse
La compagnie Montcellienne était de passage au Foyer Municipal pour une représentation de sa dernière création originale « Feux de Détresse ». La réputation de la troupe n'étant plus à faire, il fallut aux spectateurs être ponctuels pour trouver place en tribune. Cette nouvelle création met en scène neuf personnages qui n'ont pas réussi. Car la réussite et le bonheur c'est le travail… et un projet personnel clair et bien précis. Le hic c'est que la vie s'est chargée de mettre du plomb dans l'aile dans chacun des projets personnels de ces anti héros.
Golmus fait le constat de l'échec d'une société injuste qui brise les individus en les aliénant au travail et en anesthésiant leurs rêves. Le plâtrier peintre sexagénaire qui n'aspire qu'à la retraite, la lycéenne gothique mal dans sa peau, la mère de famille qui doit cumuler 4 temps partiels pour espérer s'approcher du temps plein, et les autres personnages bien que tous très différents les uns des autres vont finalement s'engluer dans le même destin. Si la réalité a laquelle nous confronte la pièce est morose, le ton de cette dernière est comique… le rire pour exorciser. Les comédiens expriment avec beaucoup d'énergie et de talent la lutte que mène chacun des héros. Le spectacle touche, émeut, fait rire aux éclats, et donne à réfléchir… Pour ceux qui l'auraient manquée, la pièce tourne dans différentes salles des environs. À voir absolument.
Quelques dates de la tournée : le 21 mars à Charolles et le 16 mai à Bourbon-Lancy |
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